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                    Qu’attendre des prochaines ouvertures des négociations sur la pénibilité dans les branches du BTP ?
 
Alors que la réforme des retraites est entrée en vigueur depuis le 1er juillet 2011, l'assurance-vieillesse a reçu moins de 400 demandes de départ anticipé au titre de la pénibilité. Nettement moins qu'attendu. Bien évidemment les conditions d'accès sont trop restrictives et la communication insuffisante, aussi les fédérations syndicales des salariés du BTP vont-elles prochainement se rencontrer en intersyndicale début septembre.
 
Les travaux publics avec le bâtiment sont parmi les secteurs les plus exposés à la pénibilité de par la fréquence et la gravité des accidents du travail, le cumul des contraintes physiques ou l'exposition aux produits chimiques en hausse.
 
S’il s’agit pour le Patronat de n’aborder que le volet « Prévention », la FGFO BTP ne sera pas d’accord car il faut négocier le principe d'une anticipation de l'âge de départ possible à la retraite.
 
Actuellement, bien qu'il n'existe pas de retraite anticipée dans le BTP, tous les travailleurs ne travaillent pas jusqu'à 60 ans, loin s'en faut.
 
Un certain nombre de salariés âgés du secteur subissent un phénomène d'exclusion, dès 50 ans puis de manière croissante.
 
Pour la Fédération Générale Force Ouvrière BTP-Bois, le message est simple : « On préfère des salariés qui arrivent à la Retraite à l’âge normal en bonne santé plutôt que cassés en préretraite » sauf que pour certains, il est déjà trop tard.
 
Tous ensemble nous devons peser sur un départ anticipé de l’âge de la retraite. La Fédération Générale FO BTP-Bois vous donne rendez-vous à la rentrée de septembre.
 
LES TRAVAUX PUBLICS, L’UN DES SECTEURS LES PLUS EXPOSES A LA PENIBILITE
Les travaux publics avec le bâtiment sont parmi les secteurs les plus exposés à la pénibilité de par la fréquence et la gravité des accidents du travail, le cumul des contraintes physiques ou l'exposition aux produits chimiques en hausse.
 
Actuellement, bien qu'il n'existe pas de retraite anticipée dans le BTP, tous les travailleurs ne travaillent pas jusqu'à 60 ans, loin s'en faut.
Un certain nombre de salariés âgés du secteur subissent un phénomène d'exclusion, dès 50 ans puis de manière croissante. Dans la classe d'âge 55-59 ans, 14% des individus sont au chômage, 15% en invalidité et 5% en maladie de plus de 90 jours.
 
La gestion sociale des âges, telle qu'elle existe actuellement dans la construction, se structure, entre autres, autour d'une utilisation détournée des dispositifs d'allocation, notamment chômage, en lien avec la pénibilité.
 
ANTICIPATION DE 5 ANS DE L’AGE DE DEPART
 
Pour simuler l'impact et le coût d'un dispositif de retraite anticipée, la Fédération Générale Force Ouvrière BTP-Bois propose le principe d'une anticipation de 5 ans de l'âge de départ possible à la retraite. L'ouvrier devrait justifier d'au moins 15 ans de travail pénible. Il gagnerait un trimestre pour deux années de travail pénible, ou, hypothèse plus favorable, un trimestre par année.
 
La première année de mise en place verrait un pic de sortie des salariés faisant valoir leurs droits entre 25.000 et 33.000 (selon les hypothèses), suivrait une période de transition sur 5 ans avec un nombre de départs supplémentaires baissant fortement et progressivement (environ 10.000 en cumul sur 5 ans) et au-delà de cette période, les flux d'entrants et de sortants du système tendraient à s'équilibrer".
 
"En régime de croisière, cette population serait comprise entre 36.000 et 44.000 individus et le coût global net compris entre 460 et 560 M EUR".
 
Le financement pourrait être réparti entre l'assurance chômage et maladie du fait des économies réalisées, l'Etat, une contribution des entreprises, et une augmentation des cotisations retraite du secteur modulée en fonction des efforts réalisés pour réduire la pénibilité.
 
La Fédération Générale FO considère que prendre en compte la pénibilité a pour but de compenser les différences d'espérance de vie qui font que les salariés aux métiers les plus exposés profitent moins longtemps de leur retraite.
 

 
                                                                                     
 
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                           Bouygues épinglé par l'ASN sur le chantier de Flamanville
 
(Boursier.com) -- Bouygues et plusieurs de ses filiales et sous-traitants sont soupçonnés d'avoir dissimulé des accidents du travail sur le chantier du réacteur nucléaire du site manchois, révèle 'L'humanité' ce vendredi. Le journal, qui publie des extraits d'un rapport de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) daté du 6 juin, précise que Bouygues est responsable du génie civil de ce chantier, qui emploie plus de 3.000 personnes et dont EDF est maître d'ouvrage.
Ce rapport accable à des degrés divers près de 20 entreprises pour des infractions à la déclaration des accidents du travail. Depuis le début de la construction du réacteur de nouvelle génération, en 2007, les conditions de travail des 3.400 personnes, dont un tiers d'étrangers et un tiers d'intérimaires, réparti en une centaine d'entreprises, ont régulièrement été pointées du doigt par les syndicats.
L'Autorité de sûreté nucléaire recense au total, pour l'année 2010, 112 accidents répartis en 73 accidents bénins et 38 accidents à déclarer n'ayant pas fait l'objet d'une déclaration ou d'une inscription au registre. En avril, quand l'ASN a publiquement déclaré enquêter sur les accidents du travail et estimé les fraudes à 25%, Bouygues a rétorqué que les non-déclarations "ne sont pas le fait de l'entreprise, mais relèvent d'initiatives personnelles". La CGT et CFDT d'EDF ont accusé l'entreprise de mettre la pression sur les salariés pour qu'ils ne déclarent pas leurs accidents. L'ASN semble aujourd'hui tirer la même conclusion que les syndicats, souligne le journal.
Et le rapport de l'ASN est cinglant : "Le fait que cette démarche ait été intentionnelle et se soit répétée alors même que ces sociétés avaient pleinement connaissance de l'obligation de déclarer tout incident démontre l'intention d'éluder l'information de l'inspection du travail et donc de détourner la surveillance de l'inspecteur du travail".
Le chantier de Flamanville a déjà pris deux ans de retard sur le calendrier initial et EDF a démenti l'an dernier des informations selon lesquelles il envisageait un retard supplémentaire de 18 à 24 mois.
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